dimanche 3 juin 2012
l’Invisible Lodge
Le site Masonic Forum Magazine (http://www.masonicforum.ro/?cmd=displaystory&story_id=256&edition_id=14&format=html) rend hommage au magicien Howard Thurston, en publiant un reprint du Scottish Rite Journal de mars 1998, signé S. Brent Morris in « Supreme Mother Council of the World of Ancient and Accepted Scottish Rite ».
Cette intervention vient étayer notre notice sur « l’Invisible Lodge ».
L’intérêt bibliographique provient des sources que nous avons plaisir à relayer.
Bibliographie :
David Price, The Magician in Masonry, The Trestle Board (publication of the Invisible Lodge, Masonic magicians), vol.1, n° 2, page 8, 1975.
William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons. 4 vols. Missouri Lodge of Research, 1958, 1958, 1959, 1960.
Toujours pour rebondir sur le sujet :
http://www.invisiblelodge.org/
The Only Masonic lodge strictly for Magical Master Masons
DAVENPORT, les frères, Ira (1839-1911) et William (1841-1911).
Magiciens américains.
Alors encore adolescents et accompagnés de leur sœur cadette Elisabeth Louisa (née en 1844), la presse locale se fait l’écho d’expériences familiales spirites, bientôt ouvertes aux curieux.
L’arrivée des frères Davenport dans l’univers du music-hall (vaudeville) américain se situe une dizaine d’années après l’avènement du phénomène dit spirite (voir notice médiums) et des canulars (avoués rétroactivement) des sœurs Fox (Leah Fox 1814-1890, Margaret Fox dite Maggie, 1833-1893, Kate Fox 1837-1892). Les sœurs Fox, qu’ils côtoient lors d’expériences censées produire de véritables phénomènes physiques, devant un parterre de scientifiques.
Ils apparaissent en public avec un tour novateur que beaucoup assimilent à un phénomène paranormal : l’armoire spirite. L’effet : Les frères sont attachés (avec des cordes, puis plus tardivement avec des menottes) et enfermés dans un cabinet (en forme d’armoire) contenant des instruments de musique.
Dès lors, dans la concentration et le silence, ils invoquent les esprits, s’ensuit une véritable cacophonie ou une mélodie, qui résonne de l’intérieur.
À l’ouverture de l’armoire, les liens semblent intacts.
Les magiciens Harry Kellar (1849-1922) et William Fay (Geoffrey Frederick Lamb in Victorian magic, p. 54, revient sur son rôle précis durant le spectacle) travaillent un temps à leur côté.
Ils débutent en octobre 1864 et se produiront dans de nombreux pays :
En Amérique, puis en Angleterre (à partir de 1864), à Londres (au Queen's Concert Rooms).
L’année suivante à Liverpool, à Huddersfield, à Leeds, en France (au château de Saint-Cloud devant Louis Napoléon Bonaparte, 1808-1873), à Paris devant Pierre Chocat dit Hamilton, (1812-1877, beau-frère et successeur de Robert-Houdin, voir notice).
En Irlande (en 1866), à Hambourg, à Berlin, en Belgique (à Bruxelles) en Russie (à Saint-Petersbourg), et en 1876, en Australie, où William décède en juillet 1877.
Sur l’aspect paranormal, Arthur Conan Doyle (1859-1930, in The Edge of the Unknown) évoque une correspondance entre Ira Davenport et Harry Houdini, lui précisant : « (…) Nous n'avons jamais affirmé en public notre foi dans le spiritualisme. Nous considérions que cela ne regardait pas le public, pas plus que nous ne présentions notre numéro comme résultant d'un tour de passe-passe ou, à l'inverse, comme du spiritualisme. Nous avons laissé nos amis et nos adversaires décider de cela du mieux qu'ils pouvaient entre eux mais, malheureusement, nous avons souvent été victimes de leurs désaccords.»
De nombreux prestidigitateurs déclarèrent connaître les trucs des frères Davenport, de Maskelyne (voir notice) à Harry Houdini, affirmant dans son livre A Magician Among the Spirits (1924) qu’Ira Davenport serait allé jusqu’à lui livrer le mécanisme du tour.
Leurs piètres prestations parisiennes données le 12 septembre 1865 dans la salle Herz sont relatées dans Magie et Physique Amusante de Robert-Houdin (1877).
L’explication donnée par les professionnels s’appuyait sur deux formidables aptitudes physiques et scéniques complémentaires : avec une souplesse et une dextérité stupéfiantes, les deux frères se débarrassaient de leurs liens avant de réapparaître aux yeux du public, entravés à l’aide de nœuds truqués.
En 1899 le magicien américain H. Morgan Robinson dit professeur Helmann présentera un numéro s’inspirant directement des frères Davenport.
Bibliographie :
T. L Nichols, A Biography of the Brothers Davenport. London, 1864.
Robert Cooper, Spiritual Experiences, including Seven Months with the Brothers Davenport. London, 1867.
Spiritual Magazine, 1868.
Th. Henri Martin, Les sciences et la philosophie, Didier et Cie, Paris, 1869.
Houdini, Harry, A Magician Among the Spirits. New York : Harper & Brothers, 1924.
Arthur Conan Doyle, The Edge of the Unknown, 1930.
In L’Escamoteur, sous la direction de Robelly, années 1947 à 1951, p.1654.
Filmographie :
Georges Méliès, L'armoire des frères Davenport, 1902.
© Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes.
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lundi 28 mai 2012
Museu de Arte Mágica, Ilusionismo, Prestidigitação
Nous signalons à nos lecteurs le blog officiel du Musée des Arts magiques, de l’illusionnisme et de la prestidigitation du Brésil (à ce jour 303 articles en ligne).
Museu de Arte Mágica, Ilusionismo, Prestidigitação
Blog oficial - Museu de Arte Mágica, Ilusionismo, Prestidigitação - http://www.museudamagica.com.br/ - Com um acervo que conta com pôsteres, aparelhos de mágica, quadros, livros e fitas de vídeo, o local é o único do gênero em toda a América Latina. Localização: Rua Silva Bueno Nº519 cj 42 São Paulo SP 04208050 Brasil - contato: e-mail: museudamagica@yahoo.com.br fone: +5511 2068-7000 - +5511 2068-2000 - +5511 2061-7373 - +5511 9746-3000 - Mágico: Mister Basart
L’animateur de ce blog s’est fait le lien de notre notice sur João Peixoto dos Santos, nous lui adressons nos remerciements et invitons nos lecteurs à lui rendre une visite (qui s’impose).
MAGIA y del OCULTISMO, La Ultima Palabra de la (1943). suite
Une suite s'imposait au précédent billet sur l'ouvrage de magie (en deux parties) publié au Mexique (à Mexico) en 1943 (aux éditions Lucifer), sous forme d’un collectif, intitulé : La Ultima Palabra de la Magia y del Ocultismo, venant enrichir la déjà très féconde bibliographie dévolue aux procédés et autres trucages utilisés par les médiums au music-hall.
Il s’agit d’une compilation s’inspirant d’ouvrages antérieurs, vendus le plus souvent dans le cadre des foires, ou par colportages.
Une seconde publication aux éditions de la Biblioteca de Ciencias Ocultas en 1951 (voir photo dans le premier post), comprend 346 figures dans la partie « Magia-Prestidigitacion-Ilusionismo » et de nombreux croquis dans la partie « Ocultismo » sur 466 pages. L’ouvrage fut tiré à 2.000 exemplaires, sans numérotation.
Au sommaire :
« La magia de la prestidigitacion y del ilusionismo, escamoteo- cartomancia, juegos de salon- juegos de teatro, los sortilegios del amor y del odio- la magia, el ocultismo- telepatia- fakirismo, la magia y el amor, secretos para hacerse amar, transmision del pensamiento- mentalismo, magnetismo sexual- fascinacion, agricultura- artes- industrias- ciencias ».
Enfin, une troisième édition de 512 pages, avec un magicien portant un fez, est publiée en 1972 et 1974 à Buenos Aires en Argentine.
D’un tirage relativement important, elle se retrouve diffusée dans de nombreux pays du continent sud-américain, ainsi en 1981, une troisième couverture jaune (sur un bandeau rose) atteste d’un cinquième tirage (à Lima au Pérou) dans une collection de la bibliothèque Zoroastro de 485 pages. Cette collection réédita en 1987 Quiromancia y Quirognomonia de Léo Dumesnil.
© Un troisième Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes.
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dimanche 27 mai 2012
La Ultima Palabra de la MAGIA y del OCULTISMO, 1951.
La Ultima Palabra de la MAGIA y del OCULTISMO, 1951.
Pour enrichir la bibliographie de la dernière notice sur les médiums, citons un ouvrage rare et fort peu répertorié, en langue espagnole, publié par les éditions de la Biblioteca de Ciencias Ocultas,à Mexico, in El Libro Espanol,1951,broché,couverture
illustrée,346 figures dans la partie Magia-Prestidigitacion-Ilusionismo et de nombreux croquis dans la partie Ocultismo, 466 pages.
Ouvrage tiré à 2.000 exemplaires.
Notons que cette seconde couverture atteste d’un deuxième tirage vraisemblablement postérieur à 1951, dans un esprit "années 70".
samedi 26 mai 2012
MEDIUMS et ILLUSIONNISME
L’insertion d’une notice sur les médiums tient pour une large part, à une mode datant du XIXe siècle qui se propagea de l’Europe aux Etats-Unis.
Entre le spiritisme français d’Hippolyte Léon Denizard Rivail dit Allan Kardec (1804-1899), et la ténacité du magicien anglais John Nevil Maskelyne (1839-1917, voir notices) véritable spécialiste en subterfuges de tout genre, un large éventail de curiosités s’offrait alors aux spectateurs de la belle époque, allant (à titre d’exemple) d’Anna Eva Fay (1851-1927, voir notice), La grande prêtresse des Mystères, à Karl Germain (1878-1960, voir notice) et sa sœur Ida.
Historiquement, on observe chez les professionnels de l’Art magique deux attitudes scéniques antinomiques affichées envers le public par des numéros dits de médium : l’une jouant sur la crédulité, en essayant d’imposer une forme diffuse de supériorité de type paranormal liée à des dons (qui restent encore et toujours à démontrer), et une autre, plus conventionnelle, reposant uniquement sur l’utilisation assumée de trucages non divulgués.
Les médiums seraient-ils, à leur insu et depuis toujours, des représentants d’une forme de magie du spectacle ?
Nombreux sont les magiciens ayant essayé de percer les pseudos mystères des médiums, ou inversement à avoir intégré rapidement dans leurs « classiques » certaines techniques (comme la ventriloquie) issues de séances médiumniques dévoilées.
L’honnêteté intellectuelle doit donc être de mise, en précisant qu’il s’agit là d’un registre « surnaturel » strictement encadré, par extension nommé illusionnisme.
Le magicien illusionniste Remy (membre du jury au Concours International de Prestidigitation du 5 juin 1909) signe un rapport sans concession dans son étude Spirites et Illusionnistes, Conférences faites à la Chambre syndicale des Illusionnistes de France, A.Leclerc, 1911.
Le comte Paul-Alfred de Saint Genois du Grand-Breucq (1857-1939, dit professeur Dicksonn, voir notice), revient en 1917, dans La Vérité sur le spiritisme et l’exploitation de la crédulité sur certains « médiums ». Citons parmi ces figures de la mystification paranormale : l’Ecossais Daniel Douglas-Home en 1857 (1833-1886, voir notice), Ira et William Davenport en 1865, Carancini en 1913, et Eusapia Palladino (1854-1918).
Harry Houdini (voir notice) reste sans conteste, l’artiste le plus engagé contre cette confrérie de « pseudos -spiritualistes », d’où le ralliement de certains auteurs à la thèse d’une disparition du Roi de l’évasion due à un empoisonnement, qui serait imputable à l’un d’entre eux.
Indépendamment des personnalités atypiques de ce monde de l’apparat, il faudrait revenir sur l’importance de la mise en scène : chez les incontournables professionnels de l’au-delà citons l’utilisation du noir, permettant généralement aux assistants de déplacer les câbles et autres tirettes, sans oublier les « trompettes à esprits » souvent fluorescentes servant à propager les sons indistincts émis par le monde des revenants.
Ces phénomènes auditifs (grésillements, raclements, souffles, crépitements, bruits de pas) suggérés depuis des tubes reliés à des caissons (à la manière des jarres des temples égyptiens et grecs), seront remplacés, au fil du temps, par de la fibre optique et des effets photos voltaïques.
Dans leur engagement pour la démystification des trucages utilisés dans les phénomènes parapsychologiques citons notamment : Henri Broch (physicien) avec son ouvrage Le Paranormal, Ses documents, Ses hommes, Ses méthodes, James Alcock (psychologue canadien) avec Parapsychologie, Science ou Magie ?, Isma Visco (voir notice) et ses conférences démonstrations, Martin Gardner (1914-2010, fondateurs du scepticisme scientifique aux Etats-Unis) avec Les Magiciens démasqués.
Bibliographie :
F-A Gandon, La Seconde vue dévoilée, dernier coup porté aux sorciers et aux sortilèges, Paris, chez les marchands de nouveauté, 1849.
Jean-Nicolas Ponsin, La Sorcellerie ancienne et moderne expliquée, Paris, Librairie Encyclopédique de Roret, 1858.
Revue Spiritualiste, tome 2, 1859.
J.C.F, Zoellner, Transcendental Physics. Boston, Colby & Rich, 1881.
Harry Hermon, Hellerism, Second-Sight Mystery, Supernatural Vision or Second-Sight
A Complete Manual for Teaching this Peculiar Art, 1884.
L’Illusionniste, n° 6, Subterfuges des faux médiums et faux spirites, 1902.
M. Remy, Spirites et illusionnistes. (Conférences faites à la chambre syndicale des illusionnistes de France), Paris, Leclerc, 1911.
Léon Denis, Dans l’invisible, Spiritisme et Médiumnité : Traité de spiritualisme expérimental, les faits et les lois, Librairie des Sciences Psychiques, Paris, 1911.
La Vérité sur le spiritisme et l’exploitation de la crédulité, 1917.
Lucien Roure, Le Merveilleux Spirite, Paris, Beauchesne, 1919.
Aimo, La voyante, Un livre qui ne se prête pas, Paris, s-d.
Brignogan, La sorcellerie amusante, Paris, Louis Chaux, s. d.
Paul Heuze, Fakirs, fumistes et Cie, Paris, éditions de France, 1926.
Dicksonn, (comte Paul-Alfred de Saint-Genois de Grand Breucq, 1857-1939, dit), Médiums, fakirs et prestidigitateurs, Paris, éditions Albin Michel, 1927.
H. Price, Rudi Schneider : A Scientific Examination of His Mediumship, Londres, éditions Methuen & Co, 1930.
J. Mulholland, Beware Familiar Spirits, New York : Charles Scribner’s Sons, 1938.
Jules Dhotel (dit Hedolt), in Deux conférences sur la prestidigitation : Médiumnités, fakirisme et transmission de pensée, Paris, A. Mayette, 1948.
Robert Tocquet, Tout l’Occultisme dévoilé, médiums, fakirs, voyantes, Amiot-Dumont, 1952.
R. Ormond et O. McGill, Into the Strange Unknown, 1959.
Walter Gibson, Secrets of Magic, New York : Grosset & Dunlap, 1967.
Eugene Burger, Spirit theatre : reflections on the history and performance of seances, Kaufman & Company, 1986.
P.G. Birdsell, How Magicians Relate the Occult to Modern Magic, An Investigation and Study, Simi Valley, Californie, Silver Dawn Media, 1989.
Jacques Malthête, Michel Marié, Georges Méliès, l'illusionniste fin de siècle ?, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 13-22 août 1996, Presses Sorbonne Nouvelle, 1997.
Figures loufoques à la fin du XXe siècle, Art et Littérature, sous la direction de Jean-Pierre Mourey et Jean-Bernard Vray, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2003.
Photo : L'esprit s'amuse - Constance Cummings, Rex Harrison, Hugh Wakefield.
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mercredi 23 mai 2012
L’illusionniste des prétoires : Colin dit Lucco (1932).
On mesure la popularité d’un art majeur à ses glissements sémantiques dans les différents vecteurs de l’expression publique.
Ainsi, le ton de la « Revue Hebdomadaire », du 18 novembre 1932, qui reprend, sous couvert d’un scandale politico financier (in « Sur le Champs clos de l’aviation Marchande »), le vocabulaire de l’illusionnisme :
« (…) Le scandale, Messieurs, le voici…
La main de l’illusionniste a plongé dans la toque du juge et c’est soudain, au bout des doigts agiles, une floraison de papiers de la Sainte-Farce. Faux chèques, faux bordereaux, faux pneumatiques, faux rapports, des faux partout, des faux plus faux que nature, bien moulés et tournés à miracle. Il y a tant de faux, qu’il semble qu’une armée de faussaires ait travaillé des mois sous quelques maître ès arts de tromperie, à en fabriquer des liasses »
« La fête continue. Maintenant, sur la toile du décor, se profile une ombre inquiétante : celle de la Sûreté générale.
À peine est-elle apparue que la grande Presse d’informations plonge, tête première, vers les trous de souris ».
« Elle mettra 48 heures à reprendre ses sens, 48 heures pour accorder ses violons.
Le prestidigitateur a fini ; il salue, il ôte son masque : il s’appelle Colin dit Lucco, il est plagiaire breveté, maître chanteur, escroc, virtuose de l’aventure ; indicateur de police par surcroît. Le voici, le sourire aux lèvres, qui dévoile ses trucs et fait démonstration de son tour de main. La rampe entière inonde de ses feux le jeu de l’acteur, tandis que la presse de gauche, dans un geste attendri, serre sur son cœur les calomniés, MM. P.-L. Weiller et Emmanuel Chaumié que le juge d’instruction vient d’innocenter.
(…) Vous n’avez rien vu bonnes gens ?
La muscade, la vraie, vient pourtant de passer ? Le jeu n’est point ce que vous croyez.
Sur Colin dit Lucco, il semble avoir été un agent français en poste en Allemagne responsable d’une crise sur le territoire marocain avec les représentants allemands.
Bibliographie :
Nicolas Neiertz, Argent, politique et aviation. L’affaire de l’Aéropostale (1931-1932), in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, N°. 24 (Octobre - Décembre, 1989), pp. 29-40.
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