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Reflets du Passé

Actualité de l'auteur et de sa collection aux éditions Dualpha, ayant vocation à exhumer des textes toujours d'actualité. Thèmes abordés : Magie,illusionnisme, prestidigitation, ésotérisme. Pour tous contacts avec la rédaction de ce blog, pour poser vos questions, et pour être averti de nos nouvelles mises en ligne : refletsdupasse@gmail.com Attention tous les textes mis en ligne sur ce blog sont soumis au Droit d'Auteur.

lundi 18 août 2014

Les boîtes MASKELYNE (1926-1950).


Les Maskelyne's Mysteries' magic box produites et diffusées en Angleterre à destination du jeune public, proposaient 24 tours de magie (dont the vanishing cigar, the demon finger trap, the 'ball of wool trick).
Elles sont postérieures à l'activité scéniques du prestidigitateur anglais.
John Nevil Maskelyne (1839-1917) fut l’un des plus importants magiciens (voir notice sur l’Egyptian Hall) de son époque, aux côtés de George A. Cooke (1825-1904) entre 1873 et 1904.

dimanche 17 août 2014

Hocus Pocus, or a Rich Cabinet of Legerdemain Curiosities (1700-1712).


Ouvrage en langue anglaise de prestidigitation de John White « A lover of Art and Ingenuilty » publié autour de 1700-1712.
Le catalogue of the Printed Books & Manuscripts de 1840, recense trois ouvrage se rapportant à John White :
A rich cabinet, with variety of inventions in several arts and sciences (à Londres, 1677), puis Exact rules for ringing all sorts of plain charges, and cross peals, Ibid.
Hocus pocus ; or a rich cabinet of legerdemain curiosities natural and artificial conclusions.
Son existence reste nimbée de mystères, pour Fawkes White était « a note conjuror contemporary », pour d’autres, il était déjà décédé lors de la publication du livre, enfin une dernière hypothèse développe la possibilité d’un pseudonyme totalement fictif, comme souvent dans l’édition.
L’ouvrage est référencé par Toole –Stott (référence 692), et Hall (référence 300).
Sommaire :
1. How to cleave money.
2. To make Sport with Cats, Ducks, or Poultry.
3. To hang two Knives on the brim of a Glass.
4. To wash your Hands in melted Lead without damage.
5. To make a Sixpence seem to fall thro' a Table
6. Teach Children to Read by Dice.
7. Divers wonderful Things done by the Loadstone.
8. To catch Kites, Crows, Magpies, &c. alive.
9. To catch a Pick-Pocket.
10. To name a Pack of Cards, and not feel 'em.
11. To write Love-Letters secretly.
12. Experiments in Drawing, Painting, Geometry, Astronomy, &c.
13. To make variety of Fireworks.
14. To keep Fowl, Venison, or any Flesh sweet a month.
15. To make a Drink you cannot relish other Liquors.
16. To sox Fish and Fowl.
17. To make one Candle outlast three.
18. To preserve Fruit all the Year.
19. To make excellent plaistering for Ceilings or Walls.
« With many other Natural and Artificial Conclusions, affording great variety of innocent Sport and Pastime ».
Dans la chronologie des livres originaux en anglais, cet ouvrage fait suite à ceux de Thomas Hill
(A brief and pleasaunt treatise, entituled, natural and artificial conclusions, 1581), Reginald Scot
(The discoverie of witchcraft, 1584), Hocus Pocus Junior The Anatomie of Legerdemain (1634),
The Mysteryes of Nature and Art (fourth edition, 1654), A Candle in the Dark (1655), Round About Our Coal Fire ; or Christmas Entertainmolts (circa 1700).
Bibliographie :
Richard Raczynski, Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes, Paris, Dualpha (en trois volumes), 2011-2013

lundi 4 août 2014

MICAL (l’abbé), 1740-1782.


Célèbre mécanicien français.
Naquit dans l’Anjou vers l’an 1740.
Après un travail opiniâtre, il parvint à former deux têtes colossales d’airain qui prononçaient des phrases entières.
Vaucanson avait rendu les mouvements et contrefait les digestions de l’homme ; l’abbé Mical fit bien davantage, il choisit l’organe le plus brillant et le plus compliqué de l’homme.
Il étudia pour y parvenir, exactement la nature, et s’aperçut que l’organe vital, placé dans la glotte, n’était qu’un instrument à vent ; aussi lorsqu’on souffle de dehors en dedans, comme dans une flûte, on n’obtient que des sons filés, et qu’en soufflant du dedans au dehors, l’air sortant de nos poumons se forme en son dans notre gosier ; et cet air, coupé en syllabes par les lèvres, la langue, les dents, et le palais, acquiert une consonne à chaque inflexion, dont les différents articulations multiplient la parole, et rendent la variété infinie de nos idées.
C’est d’après ces observations que l’abbé Mical appliqua deux claviers à ses têtes, l’un en cylindre qui ne donnait qu’un nombre déterminé de phrases, mais sur lequel étaient marqués les intervalles des mots et leur prosodie ; l’autre clavier contenait une espèce de ravalement où étaient marquées toutes les syllabes, que l’auteur put réduire au plus petit nombre possible par une méthode ingénieuse.
On parla beaucoup dans le temps de ces deux têtes merveilleuses qui avaient ruiné l’artiste par les grandes dépenses qu’elles avaient occasionnées.
Ayant vainement cherché à les vendre en 1782, dans un moment de désespoir, il cassa ses deux chefs-d’œuvre, et mourut presque dans l’indigence en décembre 1789 (in Dictionnaire historique ou Histoire abrégée des hommes qui se sont fait un nom par le génie, les talents, les vertus, les erreurs, depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours. par l'abbé Feller, Franc̜ois Xavier de (1735-1802), Méquignon fils aîné (Paris), 1818-1820).
Son invention suscita un vif intérêt dans le monde scientifique parisien (Franklin, Lavoisier, Laplace) qui comptait de nombreux francs-maçons, membres de la Loge des Neufs Sœurs, au même titre que Mical.
Son invention sera présentée au roi Louis XVI le même jour que les montgolfières (en 1783).
Faisant fasse à un manque patent de soutien financier, poursuivi en justice (incapable de rembourser les frais de fabrication de ses têtes), il terminera son existence dans la dépression.

samedi 2 août 2014

JORGE BLASS, Septembre 2014.


Prestidigitateur madrilène, né le 2 mai 1980 (Jorge Sanchez Blas), il rejoint dès l’âge de douze ans la prestigieuse école de Magie dirigée par Ana Tamariz, fille du grand Juan Tamariz (qu’il a toujours considéré comme son père spirituel).
Membre depuis 1993 de la Sociedad Espanola de Illusionismo, primé en 1995 au Congrès National de Magie Espagnole à Valladolid.
Des prix qui vont dès lors se succéder (1995, Congrès Valongo, 1996, prix Frackson récompensant le meilleur magicien de l’année, Premier prix de Magie Internationale du Portugal).
L’année 1998 le voit revenir enseigner dans l’école de ses débuts, et recevoir des mains du prince Rainier de Monaco, la Baguette d’Or, puis le prix Sarmoti à Las Vegas des mains de Siegfried & Roy.
Membre fondateur (et administrateur) de l’association Abracadabra, qui propose des séances de magie aux enfants hospitalisés.
En septembre il sera durant trois semaines sur la scène du théâtre Compas à Madrid (Gran Via).
Site officiel :
jorgeblassblog.com

dimanche 6 juillet 2014

EGYPTIAN HALL (1873-1904).



Texte extrait d’Un Tour du Monde de la Magie et des Illusionnistes © Richard Raczynski, éditions Dualpha :
L'Egyptian Hall situé à Piccadilly à Londres demeure à ce jour, l’un des lieux emblématiques de l’histoire des représentations magiques européennes comme le théâtre Robert-Houdin.
Sa conception initiale est l’œuvre du naturaliste et archéologue William Bullock (1773-1849) qui désire une vaste salle capable d’accueillir ses collections regroupant trente-deux mille pièces relatives à l’Antiquité jusqu’alors présentées à Liverpool.
En 1822 d’autres objets seront ajoutés, provenant d’une de ses expéditions au Mexique.
Le lieu est ouvert au public en 1812. Il est conçu dans un style néo-égyptien rappelant le Louxor parisien) ce qui est une première en Angleterre, depuis les plans conçus par l’architecte Anglais Peter Frederick Robinson (1776-1858).
L’édifice abrite de nombreuses expositions, et acquiert une réputation internationale dans le monde de l’Art et de la Culture.
En 1873, l’illusionniste John Nevil Maskelyne (1839-1917) associé à George Cooke (1825-1905) transforme le musée en salle de spectacle dévolue à la magie : une salle principale de trois cents places se situe au premier étage, d’autres plus réduites, peuvent accueillir des artistes itinérants.
Maskelyne proposera aux londoniens durant trente ans, des programmes éclectiques et novateurs, ouvrant ses portes à l’ensemble de la scène magique internationale.
John Nevil Maskelyne se fait assister par son fils Nevil (1863-1924) dès 1902, ce dernier remplacera ensuite George Cooke amoindri par la maladie, avant l’arrivée de David Devant (1868-1941).
En 1905, la totalité du bâtiment est démolie pour faire place à un complexe immobilier d’appartements et de bureaux (situés au 170-173 Piccadilly).
Pour Maskelyne, l’aventure scénique se poursuit au Saint George's Hall situé à Langham Place, rebaptisé Théâtre Maskelyne.
Bibliographie :
Edward Walford, The Egyptian Hall, Old and New London, Vol. IV, M.A. 1897.
George A. Jenness, Maskelyne and Cooke : Egyptian Hall, London, 1873–1904, 1967.

samedi 5 juillet 2014

SPEAR’S GAMES


Société allemande fondée par Jacob Wolf Spier (1832-1893) dans la région de Nuremberg spécialisée à ses débuts dans les sets de table, les corbeilles en papier, avant de produire des jouets (mallettes éducatives).
Les premières boîtes de magie destinées au marché britannique semblent exportées vers 1920 (avec la boîte illustrée).
Dès 1932, pour s’éviter le coût onéreux des frais de douane, une filiale est créée en Angleterre à Brimsdown (Enfield), qui devient rapidement l’usine de production de référence.
Avec la montée du nazisme, la famille du créateur s’installe définitivement sur ce territoire.
En 1954, la société est détentrice des droits de fabrication du « Scrabble » (hors USA).
Ce succès lui permet une introduction à la Bourse de Londres en 1966.
Mattel rachète la compagnie en 1994.
La boîte de magie rouge « Conjuring Tricks, trade mark Hokus Pokus » avec une calligraphie proche de d’une célèbre boisson au cola, semble avoir été produite consécutivement à sa délocalisation en Angleterre (made in Great-Britain), postérieurement à 1932.

jeudi 3 juillet 2014

ROBERT GALLÈS (vers 1880-1905).


Illustrateur français, il signe la couverture et quelques dessins de Récréations et passe-temps, écrit par l’historien français Henry-René d’Allemagne (1863-1950) à la Libraire Hachette & Cie, en 1901, et celle de La prestidigitation à la portée de tous, de Dugaston (Gaston Dujarric) chez Albin Michel (Fechner, p. 179) sur deux éditions distinctes (et deux compositions différentes).
Il illustre des ouvrages pour la jeunesse (voir Jeux d’Enfants) une iconographie reprise pour des calendriers.
Il exécute le cartonnage de Pâtissier, confiseur, Liquoriste, toujours chez Hachette en 1880.